Rongé par la maladie, le Cardinal Mazarin s'éteint.
CARDINAL
Sir la fin est proche. Je veux dire à votre majesté le bonheur et la fierté que j'ai de l'avoir servi, et d'avoir servi la France. J'ai traversé les orages, les disgraces. derrière de tout cela, un deuil terrible: ma détermination, et ma fidélité à votre famille, à votre trône.
Oh sir, je vous ai aimé comme mon propre fils. Je vous demande de me pardonner la dureté et les sacrifices que j'ai dû vous imposer, mais il m'était toujours dicté par l'intérêt suprême de l'Etat.
LOUIS
Je le sais Mr le Cardinal. Soyez en paix.
CARDINAL
Alors, je meurs heureux, car je sais maintenant que vous êtes en état de gouverner vous même. Servez-vous de vos ministres. Entendez leurs avis et décidez seul.
Parce que vous êtes le Roi.
Voilà, tout est dit.
Je me recommande à Dieu.
Ah sir, il est dur de vous quitter.